Devenir freelance – le guide complet pour se lancer en freelance

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Le travail en freelance est devenu la solution pour être plus libre et gagner plus d’argent en même temps. Un redacteur web freelance peut effectivement toucher deux fois plus qu’un rédacteur en local et, pourtant, il peut gérer lui-même son emploi du temps. Ainsi, il s’agit d’une formule 2 en 1 qui offre bien des avantages. La seule question qui se pose, c’est ‘’comment devenir freelance et réussir dans son domaine ?’’.

Comment devenir freelance et quel statut choisir ?

Selon une étude réalisée par Steelcase en 2016, les salariés français seraient malheureux au travail. Raison, sans doute, pour laquelle on compte plus de 2 millions de travailleurs indépendants sur le territoire. Si la décision peut être prise en 2 secondes, il faut savoir cependant que devenir independant requiert certains points à connaître et quelques procédures à suivre.

Avant de se lancer en freelance, l’entrepreneur se doit de bien définir son projet. Il doit faire le choix de l’activité et déterminer les apports financiers nécessaires pour la réalisation. Le statut freelance en France consiste, en effet, en une véritable entreprise, dont l’immatriculation se fait auprès du Centre de Formalités des Entreprises. Ainsi, chaque décision doit être prise en connaissance de cause.

devenir freelance - statut juridique

Travaillant seul, sans associé ni patron, le freelance a le choix entre créer une entreprise individuelle ou EI, une Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée ou EURL, ou fonder une Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée ou EIRL.

  • La création d’une EI s’avère la plus simple, ne requérant aucun apport en capital. Il s’agit du statut le plus sollicité en freelance étant donné la simplicité des démarches. La société est enregistrée directement sous le nom de l’entrepreneur, en tant que personne physique. Ce statut permet, par ailleurs, un certain allègement au niveau des déclarations annuelles. Ce qu’il n’offre pas, cependant, c’est une protection complète du patrimoine, puisque l’entrepreneur individuel a une responsabilité illimitée et qu’en cas de saisie, ses biens personnels sont également engagés.
  • L’EURL, de son côté, nécessite la déclaration d’un capital, avec quelques procédures supplémentaires. Lors de la création, il est notamment demandé de déclarer les statuts auprès du centre des impôts et de publier une annonce légale. Un dépôt des comptes annuels de l’entreprise est également requis au greffe du tribunal de commerce. Ce statut est surtout sollicité pour sa crédibilité auprès des investisseurs. Il offre aussi une protection à l’entrepreneur, puisque la responsabilité de celui-ci est limitée au montant de son apport.
  • Concernant la protection de patrimoine, l’EIRL s’avère, par ailleurs, la moins risquée. Ce statut n’engage, en effet, que le patrimoine professionnel de l’entrepreneur en cas de problèmes quelconques. En plus de l’immatriculation et des déclarations diverses, il requiert cependant la liste des biens professionnels lors de la création. Il s’agit également d’un statut assez lourd, qui ne se dédie ainsi qu’aux porteurs de projets sérieux à long terme.

En dehors du statut juridique, le freelance doit également déterminer son régime fiscal.

  • Le régime auto-entrepreneur ou micro fiscal permet notamment différents allégements, que ce soit en termes d’impôts ou de comptabilité en général. Il applique une franchise de TVA, mais limite cependant le chiffre d’affaires annuel à 33 100 € ou à 82 800 € HT selon l’activité concernée. Ce qui ne convient pas forcément aux grands projets.
  • Ceux qui ne souhaitent pas être plafonnés en termes de chiffre d’affaires doivent, ainsi, opter pour le régime fiscal réel. Dans ce cas, l’entreprise est redevable de TVA et doit publier un bilan annuel et des comptes de résultat.

Devenir freelance sur Internet

devenir freelance - sur internet

Si elle implique des choix importants, l’immatriculation ne constitue finalement qu’une étape facile à franchir. Devenir indépendant consiste, en effet, non seulement à créer sa propre entreprise, mais aussi et surtout à trouver ses propres clients et à assurer leur satisfaction sur le long terme.

Alors, comment devenir freelance ? Où trouver des clients ? Et comment garantir la pérennité de sa société ? La meilleure réponse : sur internet.

Effectivement, le web est sans doute le meilleur endroit pour se lancer en freelance. Avec le phénomène de digitalisation, il s’agit désormais de la plateforme d’échanges la plus utilisée dans le monde. Un véritable terrain de chasse, ainsi, pour les freelances, qui n’y manquent pas de trouver des demandes tous les jours, depuis différents pays.

Bien évidemment, trouver des contrats ne se fait toutefois pas du jour au lendemain. Cela nécessite bien des efforts personnels, avec une bonne dose de motivation et d’organisation.

- La première étape à franchir pour se lancer sur internet, c’est de définir le ou les services à proposer. Les métiers possibles sont nombreux, mais il revient à chacun de choisir celui qu’il maîtrise. Il faut, en effet, exceller dans son domaine pour faire face à la concurrence. Parmi les demandes les plus populaires sur le net, on peut citer les domaines de la programmation, de la rédaction, de la traduction, du e-marketing, du télé-secrétariat, ou encore du graphisme.

- Après avoir trouvé son activité, le freelance se doit de fixer ses tarifs. Les clients ayant souvent une préférence pour les prestataires les moins chers, il faut toujours débuter avec des prix abordables. Les tarifs proposés sur le marché doivent alors servir de référence, avant de faire des propositions aux clients. Au fur et à mesure des contrats et après avoir bâti une certaine réputation, il sera ensuite possible d’augmenter ses prix. Tout en tenant compte, toutefois, de la force des concurrents, ainsi que des diverses obligations fiscales.

- Concernant la concurrence, justement, il faut savoir que sur internet, il n’en manque pas. Ainsi, le freelance est obligé de faire de la publicité pour se faire connaître. Il peut notamment proposer ses services dans des pages d’annonces, créer un site internet ou, encore plus efficace et pratique, s’inscrire sur des plateformes pour freelance. Ce genre de plateforme est, d’ailleurs, de plus en plus sollicité aujourd’hui. Il permet de postuler à des offres et trouver des clients plus facilement.

- Afin de maintenir une bonne réputation et assurer un revenu régulier, il est essentiel de bien s’organiser. Un freelance est son propre patron certes, mais il se doit toujours de respecter les délais et de garantir la qualité de son travail. Il doit, ainsi, savoir bien gérer son temps. Ne jamais dire oui à toutes les missions au risque d’être surbooké. L’idéal étant de livrer des travaux de qualité et non de quantité.

Devenir indépendant : rester en France ou partir à l’étranger ?

devenir freelance - voyager

L’intérêt même de devenir freelance est d’être plus libre, de pouvoir travailler n’importe quand et, surtout, n’importe où. Bon nombre de freelances n’hésitent pas, ainsi, à travailler et à voyager en même temps. Ceci étant, avant de partir à l’étranger, il existe quelques points à connaître absolument.

Une bonne connexion internet, voilà la condition sine qua non pour travailler en freelance à l’étranger. Sans le Wifi, toute correspondance est tout simplement bloquée, tout comme la réalisation de la plupart des tâches. Il faut savoir, cependant, que toutes les destinations ne disposent pas toujours des infrastructures nécessaires en matière de réseau internet. Aussi, il s’agit d’un critère de choix à ne pas sous-estimer avant de sauter dans l’avion. Selon une étude réalisée par Daily Dot, les meilleurs choix seraient la Corée du Sud, Singapour, Hong Kong, ainsi que la Roumanie.

En outre, il faut également considérer le fait que le coût de la vie n’est pas le même en France et ailleurs. Certains pays font bénéficier de conditions de vie plus faciles, tandis que d’autres peuvent exiger plus que l’Hexagone. Le freelance doit alors s’assurer d’un revenu stable avant de décider de partir. D’autant plus qu’il existe encore la solitude du travailleur indépendant, accentuée parfois de la barrière de langue.

Il ne faut pas oublier, par ailleurs, que le freelance reste sujet aux redevances fiscales même à l’étranger. Surtout pour ceux qui souhaitent rester longtemps, voire s’expatrier dans le pays, il est primordial de s’informer sur les réglementations en vigueur. Certains pays comme le Mexique peuvent, par exemple, être plus tolérants concernant le permis de travail, contrairement à la Thaïlande où les règles sont très strictes.

Dans tous les cas, travailler en freelance à l’étranger n’est pas forcément une mauvaise chose. Il suffit seulement de bien se préparer et de choisir la bonne destination pour être serein. En prime, le freelance n’est pas toujours obligé de migrer sa société dans le pays hôte. Il peut très bien rester domicilié en France, et ainsi payer ses impôts en France, tout en étant auto entrepreneur à l’étranger. A l’inverse, il est tout aussi possible de rester en France et d’avoir des clients à l’étranger. La facturation sera alors accompagnée du numéro de TVA intracommunautaire de l’entreprise.

Travailler en freelance sur la bonne plateforme

Ceci étant, que ce soit en France ou à l’étranger, réussir en freelance implique de trouver la bonne plateforme. Désormais, il existe, en effet, des portails spécialement dédiés à la recherche de prestataires, ce qui facilite tout aussi bien la recherche de clients.

Ainsi, si l’on se réfère aux plateformes freelances les plus réputées, on peut citer principalement Upwork, Hopwork et Codeur. Il s’agit de portails généralistes pour freelance où tous les domaines sont pratiquement présents. On y retrouve différents secteurs comme le développement web, la rédaction, le graphisme, le marketing, l’assistance à distance, ou encore la consultance en comptabilité, entre autres.

devenir freelance - choix de la plateforme

Ces plateformes sont de véritables références, dû notamment au nombre d’emplois qui y sont publiés par jour, mais aussi à la sécurité qu’elles offrent aux freelances. La plupart du temps, c’est le portail qui se charge, en effet, du contrat entre le client et le prestataire. Il propose également des mises en relation intéressantes, en fonction des besoins de chacun.

Si Upwork couvre quasiment le marché international, Hopwork constitue, de son côté, le portail de référence en France. Codeur, quant à lui, consiste surtout en une plateforme d’échanges, sur laquelle les clients sont très réactifs.

En dehors de ces sites, d’autres plateformes sont tout aussi disponibles sur internet, dont des portails spécialisés comme Graphiste.com, qui se dédie aux créateurs graphiques, ou encore Itprofil.com qui regroupe les missions en Télécom, informatique et web.

A chacun, ainsi, de choisir la bonne plateforme en fonction de ses spécialités. Ceci en sachant, néanmoins, qu’il faut toujours un bon profil, un portfolio bien pensé, ainsi que des tarifs abordables pour signer ses premiers contrats.

Se lancer en freelance sur Upwork

Avec plus de 5 millions de clients et plus de 3 millions d’emplois publiés par an, Upwork est automatiquement le premier choix pour se lancer en freelance. Il s’agit du plus grand portail freelance à travers le monde, qui réunit pratiquement tous les domaines sur une même plateforme.

Le site est très prisé pour sa grande ouverture, mais également pour sa facilité d’accès. L’inscription y est entièrement gratuite, ne requérant que le remplissage d’un formulaire.

Une fois membre, le freelance doit ensuite compléter son profil, choisir son domaine d’activité et notamment fixer son taux horaire. Les recruteurs peuvent alors y voir ses diplômes et ses parcours professionnels, entre autres informations.

La recherche de clients peut se faire directement via l’outil de recherche, en tapant les mots clés concernés. Upwork recommande également des offres par email, selon le profil et les critères de recherche du freelance. Lorsqu’une mission intéresse celui-ci, il lui suffit alors de postuler en envoyant un message au recruteur. Il peut lui adresser son CV ou son portfolio pour appuyer sa candidature.

Avant de recruter, les clients vérifient généralement le taux horaire, ainsi que les feedbacks des anciens clients qui s’affichent sur le profil. Pour les freelances qui débutent, il existe également des tests de niveau qui permettent de faire bonne impression.

Si la candidature du freelance est retenue, Upwork se charge ensuite du contrat entre les deux parties. Il s’assure de la sécurité du prestataire en termes de paiement, mais en contrepartie, il prend toutefois 5 à 20 % du tarif convenu entre le client et le freelance.

A l’achèvement du contrat, le paiement se fait directement sur le site, depuis lequel le freelance réalise un transfert. Il peut notamment récupérer son argent via Paypal, Payoneer, ou le transférer directement dans son compte bancaire. Des frais supplémentaires sont prélevés en fonction du moyen de paiement choisi.

D’une manière générale, se lancer en freelance sur Upwork s’avère très facile, puisqu’il suffit de devenir membre pour accéder aux offres. Il ne faut pas omettre, toutefois, qu’il s’agit d’une plateforme internationale et que la concurrence y est rude. Bien qu’indispensable, un bon profil ne suffit pas forcément pour trouver des clients. Il faut, en prime, une bonne dose de motivation et de sérieux.

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